
Une exposition rétrospective dédiée à Eddy Vermeulen, dit Ever Meulen
Entre archives rares et dessins originaux, l’exposition nous plonge dans un monde rétro-futuriste où s’entremêlent, littéralement, ligne claire et style atome, perspectives fuyante et cavalière, Modern art et Art déco, rigueur et improvisation… en alliant poésie, humour et esprit critique.
Une centaine d’œuvres sont ainsi présentées, constituant un ensemble exceptionnel couvrant toutes les périodes d’activité de l’artiste. Cette rétrospective se veut une immersion dans l’univers d’un dessinateur dont l’œuvre, singulière et fondatrice, occupe une place essentielle dans l’histoire de l’illustration en Belgique, en Europe et même au-delà. Il a notamment collaboré avec les magazines Humo, The New Yorker et la revue d’art RAW.
Magritte, Escher, De Chirico, Steinberg, Masereel, Hockney et Lichtenstein, autant d’artistes qui ont contribué à forger le style Ever Meulen reconnaissable entre mille. « J’ai vraiment appris le dessin par les autres », dit-il. Le monde de la bande dessinée a également nourri son langage graphique, il cite notamment Jacobs, Jean Graton, Franquin et Hergé. Sans oublier sa complicité avec Joost Swarte, à qui l’on doit l’expression « ligne claire » à laquelle les deux confrères ont apporté un renouveau.
Le style d’Ever Meulen minutieusement détaillé, fait de formes géométrisées et caractérisé par des perspectives contradictoires ou impossibles mais d’une surprenante lisibilité, met en scène l’univers pop rock, celui des automobiles, et plus particulièrement des Oldsmobile, des architectures et aussi de Bruxelles, ville chère à son cœur, qu’il réussit « à imposer » à la Maison Louis Vuitton comme thème du Travel book qu’elle lui a commandé. C’est d’ailleurs en tant que « voix culturelle remarquable qui imagine Bruxelles de manière exceptionnelle » qu’Eddy Vermeulen s’est vu décerné le titre de Docteur honoris causa par la VUB et l’ULB, le 4 décembre dernier.








